18.06.2009
UNE IDEE SI VAGUE
« Certains se font de la poésie une idée si vague, qu'ils prennent ce vague pour l'idée même de la poésie »,
Paul Valéry cité dans le numéro 64 du bulletin de liaison de l'association ARPO.
ARPO fait connaître les revues de poésie et a ouvert un CONSERVATOIRE DES REVUES DE POESIE (en partenariat avec la ville de Carmaux).
ARPO est un peu comme la vitrine d'un libraire suicidaire qui n'exposerait aux yeux du chaland que des revues de poésie.
ARPO existe heureusement.
23:52 Publié dans 21052 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.06.2009
FAUX PARTIR
Depuis que j'ai fini par me coucher
Dans un rêve qui s'enfuit au loin
Je cherche à le rattraper mort ou vif
Sur la route déjà rayée par la pluie
( ...)
A force de toujours tourner du côté
Des véritables signes de délivrance
Je me suis dissous sans mes regrets
Alignés sur la ligne de démarcation.
Première et dernière strophes de Faux Partir de Patrice Maltaverne. L'ouvrage (66 pages) a été publié par LE MANEGE DU COCHON SEUL, 8, rue des Grands Champs, 58000 Nevers, pierrebastide@wanadoo.fr.
Site : http://cyberlue.free.fr
Plaisir de retrouver ce texte dont les huit premiers poèmes sont parus dans les numéros 38 & 39 de la revue Le Jardin ouvrier,
dont les poèmes n° 5 et 6 ont été republiés dans l'anthologie Le jardin ouvrier publiée aux Editions Flammarion en 2008,
dont 8 poèmes sont parus dans le numéro 11 de la revue Saltimbanques ! en novembre 2006.
Plaisir de lire dans sa version intégrale ce texte hypnotique, cette expérience, cette voie perdue, cette voix dans la ville...
Et maintenant ce n'est pas le crépuscule
Qui me fait peur mais cette conduite accompagnée
Dont les clés se sont évanouies avant moi
(...)
23:30 Publié dans 21052 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.06.2009
LES PENDUS ME SONT UNE COMPAGNIE
« Les pendus me sont une compagnie. Ils se balancent au gré des rafales et m'épient le long de ma route.
Je m'arrête un instant, touche leurs pieds froids et gris. »
Jérôme Lafargue, L'EFFACEMENT DES POTENCES, soixante-quatorzième titre de la collection « Wigwam » - 14, bd Oscar Leroux, 35200 RENNES.
Un loup assiste au dénouement.
« Des larmes brillent dans ses yeux quand je dois partir
c'est toi mon fils
finit-elle par dire
le mot que j'attendais »
Jacques Demarcq, Si ma tante, soixante-quinzième titre de la collection « Wigwam ».
Jacques Josse & ses éditions Wigwam publient des textes impeccables.
12:14 Publié dans 21052 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
14.05.2009
NOUS SOMMES DE VIEUX BLUESMEN
Mercredi 13 mai 2009. Le jus d'orange coule à flot au Pigeonnier, au fond du parc de la Gobinière, à Orvault.
Pas un seul fumeur dans la salle, on voit donc très nettement tous les détails de la scène.
Des anges à doubles croches s'échappent soudain des gueules des saxo & trombone.
C'est parti.
Nous sommes de vieux bluesmen avec nos poèmes
Des survivants d'un autre temps d'une autre vie
Un sol 7 et un fa # s'écrasent contre le bar.
Sur la scène, près du piano, Christian Bulting musique le vocabulaire.
Christian Bulting a Muddy Waters dans la peau, I can't be satisfied, mec, I can't...
Christian Bulting porte Charlie Parker en filigrane - be-bop, o cool blues & rockin' in rhythm...
Christian Bulting n'est pas noir.
Sur scène, maintenant, Soizic Audrin swingue un autre poème.
Soizic Audrin n'est pas noire non plus.
Soizic Audrin est parfois une soprano sous des voutes de cathédrale.
Soizic Audrin lit.
Soizic Audrin lit très bien.
Les poèmes sont extraits du livre de Christian Bulting : Vieux bluesmen
Je suis un beur blanc
Je passe à travers les contrôles.
Sur la scène, une jeune femme chante.
Cette femme chante le jazz.
Cette femme porte une cathédrale dans sa voix.
Elle est.
Elle est le jazz dans sa voix.
Si je m'écoutais disait-elle
Et elle ne s'écoutait pas
Elle allait venait la journée durant...
Trombone & saxo. Piano. Batterie. Guitare.
Ça jazze dans le Pigeonnier.
Les mains du guitariste sont des oiseaux qui voltigent.
De vieux disques vinyle sortent de leur torpeur.
Le jus d'orange sèche au fond des verres.
La scène n'est toujours pas noyée dans le brouillard.
Hier encore jeune homme à Montréal marchant
(...)
Jack en tête « on the road » dévoré avant l'été
Maintenant, la poésie & la musique se tutoient.
Christian Bulting, le poète, porte le blues en filigrane.
Il ne lit plus.
Il est assis à une table.
Il signe ses livres.
La nuit nous attend au-dehors.
Elle est bleue.
Ça par exemple !
Soirée préparée et organisée par Soizic Audrin (professeur de chant) & Didier Narcy (professeur de trombone, chorale « Deep river », groupe de jazz).
Vieux bluesmen, Christian Bulting, format 12,70 X 21,70, 92 pages, 8 €, Editions Gros textes, Fontfourane, 05380 Châteauroux-les-Alpes
16:12 Publié dans 21052 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


