26.03.2009

DANSE D’OISEAU # 3

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Photo de la table d’exposition de la revue Saltimbanques ! au marché de Poésies et Littératures de Nantes des 6,7 et 8 mars 2009. A côté de la revue, on pouvait découvrir mon livre Homme bleu, ici même, quelques ouvrages de Couleur dite parole peinte et du Thermogène, l’album récent de Resistenz
Sur le cliché, on remarquera Le Courtil de Marie Louise, un livre d’artistes (réalisation Couleur dite Parole peinte) présentant des œuvres de Marie Louise Bréhant, photographe géniale et d’une inventivité exceptionnelle.
Marie Louise a réalisé un somptueux reportage sur ce marché de poésies et la présente photo en fait partie.
Ce marché était organisé par la revue Incognita & des poètes associés (Christian Bulting, Yves Moulet, Marc Bozec, Luc Vidal)revue Incognita, Editions du Petit Véhicule, 20, rue du Coudray, 44000 Nantes –
www.myspace.com/editionsdupetitvehicule - epv2@wanadoo.fr
 
 

19.03.2009

ÉCRITS DEBRAILLÉS # 4

Jean-Michel Bongiraud vient de faire paraître, chez Edinter, L’herbe passagère , un livre truffé de fulgurances magnifiques et d’images superbes qui envoient l’imaginaire du lecteur vers d’inattendus paysages mentaux et musiquent l’âpreté de ce monde-ci.
 
« Cependant le cerceau est tombé à leurs pieds
et le monde a retiré sa coiffe
les hommes hument l’arc-en-ciel et le fioul »
S’il y a comme une révolte qui grince au-dedans de cet ouvrage, au-dedans de l’écriture, ces textes ne sont pas l’inventaire nu des oppressions, des malheurs qui font gémir hommes et bêtes sur cette planète.
Certains passages sont même d’efficaces embarcadères poétiques.
Ainsi :
« une herbe anarchiste est en latence dans ma paume
(…)
je suis l’insecte au cœur de votre toile
(…)
quand je prends mon repas à côté des loups ».

Les plus attentifs remarqueront que les trois parties qui composent L’herbe passagère respectent chacune une contrainte formelle : le même mot amorce tous les textes, cependant pour  ceux  de la première partie, et pour la seconde et enfin, pour la  troisième, alors. Par ailleurs, les poèmes de cette dernière partie sont plus courts, plus allégés, les vers étant plus brefs, ce qui crée une rupture de rythme, une cassure. Après les deux premiers mouvements où l’auteur fait le constat de la noirceur du monde, entend le vacarme des lèvres, sent par son ventre l’odeur des famines, vient un temps d’espoir, un souvenir de matins neufs au creux de la joie de vivre. 
« alors les nuits porteront les abeilles
le miel coulera le long des doigts
de l’enfance des paniers d’orties survivront
j’aurai sur ma table des crayons et des billes »

*

Jean-Michel Bongiraud est aussi le directeur de publication de Pages insulaires ( 3 Impasse du Poirier, 39700 Rocherfort-sur-Nenon), une revue de 24 pages en format A4 – abonnement : 18 euros pour 6 numéros.
Remarques libertaires, résistance culturelle, notes de lectures, présentations de revues : ces pages insulaires m’agréent par leur haute conception de l’homme et de son destin. Notre séjour sur Terre ne peut avoir pour seule ambition la cueillette des baies dans la forêt, le saccage de la nature pour en tirer quelques objets manufacturés genre brosses à dents électriques, véhicules climatisés & toutes ces sortes de choses optionnelles. S’il faut survivre, si quelquefois on s’empiffre, il y a aussi la musique du vent entre les branches, les gémissements d’âme et cette bizarre impression qu’on ressent devant la beauté. Qui va plus loin que la barre de nougat et la centrale nucléaire.
Si la poésie se tient en filigrane sur chaque page de cette revue, on y lit surtout des articles de réflexion. Sur des sujets très divers. Des sujets importants. Enfin, importants pour une partie de l’Humanité. Celle que j’habite.

Quelques pages sont aussi consacrées à Jean-Michel Bongiraud dans le numéro 140 de la revues DÉCHARGE (Jacques Morin, 20, rue du Pâtis, 89130 Toucy  - decharge-revue@wanadoo.fr http://www.dechargelarevue.com ). Des extraits de L’herbe passagère. Un article de Christian Degoutte. Et de Jean-Michel Bongiraud lui-même, un autre article et une note de lecture du livre de Patrice Maltaverne : Merci pour la musique. 

 

04.03.2009

ÉCRITS DEBRAILLÉS # 3

En marge de l’océan, pétri de silence, écrit à l’ombre,
MOUVANCE DU JOUR est un petit livre où alternent des photographies de Uwe Kähne, architecte, né à Wuppertal en Allemagne et des poèmes de  Sylvie Le Scouarnec, qui « partage son temps entre son île et Strasbourg ».
Les photos happent de simples moments de sable, de mer, des coquillages ensablés à marée basse.
Les poèmes sont très brefs, fulgurants un peu comme des jets de clarté.


tu sécantes les rêves qui tombent
en lambeaux comme les saisons se taisent


MOUVANCE DU JOUR
est un peu de silence enchâssé dans de la lumière.
MOUVANCE DU JOUR a été publié par les éditions de l’Atlantique (B.P.41 ; 17102 Saintes cedex –
bowenchina12@yahoo.fr). Le dépôt légal date de décembre 2008.

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