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REVUE SALTIMBANQUES!

Novembre 2008. Parution du dernier numéro de la
Revue SALTIMBANQUES !

A la fin, ça s'en va,
ça disparaît, déguerpit, se dérobe.
Et ça nous laisse avec quelques souvenirs dans les mains. Et des archives plein les placards.

La revue Saltimbanques ! était au service des auteurs, avait pour seul objectif de leur donner un territoire où s'exprimer. Du côté de la poésie, mon seul regret sera de n'avoir pas publié des poètes comme Ivar ch'vavar ou Lucien Suel. Et si, dans l'idéal, tous les genres étaient bienvenus, souhaités, il n'y eut pas de textes de sf ou quelques récits policiers, fantastiques. L'occasion ne s'est pas présentée. Mais, aussi, on  s'enferme vite entre d'hermétiques cloisons et le réseau d'auteurs et de lecteurs, qui se constitue autour d'une revue, suffit, à lui seul, à opérer une « spécialisation ».
Donc ce fut une revue de poésie.

Au fil des 72 pages de ce numéro 15, 19 auteurs déploient leur univers. En on y retrouve une partie de ceux que j'apprécie aujourd'hui dans le microcosme poétique.
Des  auteurs que j'ai plaisir à lire.

Romain FUSTIER constate qu'un arbre a poussé dans le bureau. enroulant ses branches à la verticale du mur. nature en bonsaï. punaisée sur fond de nuages.
& Thomas VERCRUYSSE  s'échauffe Mais tu dis Que les brasiers Parlent en vain.
& Magali THUILLIER s'aperçoit que  la pensée galope alors les mots sortent du fin fond de soi sourire   étonnée
& Paul BADIN a des préoccupations :
Le cerveau humain, toutes ses constructions, ses machines sophistiquées, est incapable d'élévation. Celle-ci est l'affaire de l'âme. Mais qu'est-ce que l'âme, au juste ?
& Patrice MALTAVERNE (
http://traction-brabant.blogspot.com/ ) ne secoue plus ces vieilles carcasses.
& Eric SIMON
ne réchappera plus d'aucune maladie /il enfourche une mobylette qui n'a plus cours
& Jean-Louis RAMBOUR  évoque la beauté des crêtes rouges,/ la beauté des hésitations du carrefour,/ de l'alternance des jours et des nuits
& Rodica DRAGHINCESCU (
http://www.draghincescu.com) nous chante une  BERCEUSE POUR LES NAUFRAGÉS tandis qu'Un oiseau des pays froids crie effroyablement
& Séverine LE BUREL manie un Crayon aigu ondulant sur le monde
& @ude (
http://supplementd-amesoeur.blogspirit.com/ )  marche sur  la fluidité et les ondes frissonnent à peine
& Thomas GRISON (
http://www.cie-le-cheval-bleu.com/ ) a Le regard austère/ Et amusé / Du cheval portant monocle
& Bernard LE BLAVEC a des Croix de primevères
& Jean-Marc Thévenin fait d'une tranche de foie qui serait persillé tout un poème
&Jean Simon RACLOT constate que
Tant ça ne prend pas feu ça prend feu
&Jacquy JOGUET fait
CLIC !, POC !, EH ! PST ! et OH !
& Bernard BRETONNIERE ferait bien 
honneur à un navarin d'agneau aux légumes frais dont des navets obligeamment taillés en olives, des oignons grelots glacés à brun et des haricots verts coupés en losanges.
& Fabrice MARZUOLO a encore lu /
avant d'aller travailler/ les mots des poètes ratés / les mots des génies / tous joints à l'inutile
& Gérard LEMAIRE pense à
neuf cents prisonniers dans une prison de Bavière
& Jean-Pierre Fleury
nous invite à faire un tour au  COIN DES ANTIQUAILLERIES

Voilà c'est fini,
ça s'en va,
ça s'éclipse, échappe, s'éteint... 
La souris et les gommes vous saluent bien.

 

Commentaires

  • Cher Philippe, voici un extrait d'un de mes poèmes jadis publié par Ivar Ch'Vavar. Ainsi, vous aurez les deux manquants de manière blogposthume, et mes amitiés... (L S)

    Les champs de la nuit s'étendent sous
    les nuages difformes. Par les trouées
    noires se glissent les braises naines
    d'étoiles, d'étoiles de saltimbanques

    & Arthur Rimbaud essaie de s'endormir
    dans l'herbe douce du bas-côté malgré
    le bruit des mobylettes, les ouvriers
    du poste de nuit à Biache-Saint-Vaast

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