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  • Balade en radeau

    Bernard Le Blavec a publié en cette année 2010, aux éditions Gros Textes, un livre au titre un peu bizarre : Encore un coup du radeau de la méduse.

    C’est une balade dans une réalité déjantée, voilée, fêlée. Avec plein de poésie au-dedans, des étincelles solaires, salées, des crépitements d’écume quand la mer est gentille mais un peu agitée. Et ça vous promène dans de drôles d’histoires, des trucs qui dérapent en douce.

    J’en prends un petit bout pour montrer un peu le style, l’état d’esprit.

    Le sable de la lune coule si lentement entre les doigts qu’on s’ennuie. On peine à se pencher pour le remonter dans le creux de la main. De nombreux grains s’égarent entre chemise poitrine, s’arrêtent souvent, tardent à s’abriter dans les chaussures via les jambes du pantalon.

    On peut se procurer l’ouvrage dans certaines librairies qui ont un rayon poésie. Sinon consulter le site de l’éditeur, GROS TEXTES, en cliquant sur http://grostextes.over-blog.com/20-index.html. Ou envoyer un courriel à l’auteur : bernard.leblavec@orange.fr

  • médusée

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  • Un petit marin, des tombeaux, une mireille, un mermoz, etc.

    Les éditions Gros Textes viennent de publier un nouveau livre de Jean-François Dubois : Le petit marin et autres tombeaux. Or ce n’est pas rien. L’auteur écrit superbement et, dans ce dernier livre, on retrouve une veine qu’il explore depuis de nombreuses années et qui me rappelle le premier livre que j’ai lu de lui : Limonaires aux éditions Plein Chant en 1986. Les textes s’amorcent à partir d’une photo, d’un objet, d’un mince souvenir et à chaque fois on tire le fil tendu. Comme il est écrit en quatrième de couverture, Le petit marin et autres tombeaux suit la  « même démarche d’historiographie familiale et personnelle (…) » que d’autres ouvrages de Jean-François Dubois comme Mémoire d’hommes paru chez Apogée en 2008 ou Comme si le temps ne mourait pas, chez Gros Textes en 2002. Mais l’intérêt réside essentiellement dans l’écriture, élégante, précise et fine :

    Quand je reviens ici, j’ai le sentiment banal comme de toute expérience que l’on fait à son tour, pour son propre compte, de pénétrer dans une image inverse, retournée, de la ville de mon enfance et de ma jeunesse. Il y a couchée là à flanc de coteau, au pied de l’église paroissiale originelle, une population silencieuse qui croit lentement (…)

    Si vous ne trouvez Le petit marin et autres tombeaux chez votre libraire préféré, vous avez la ressource de le commander directement sur http://grostextes.over-blog.com/20-index.html. Le catalogue de ces éditions dynamiques vaut la peine du voyage électronique.