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  • Sous les trainées de la pluie, décembre 2012

    La pluie incessante a réduit en cendre les désirs de promenades. A plat ventre sur le sol humide, les feuilles jaunes. Comme des pièges huileux. Comme de minces patinoires sournoises.

    Piétons plus gris que cendre qui se recroquevillent sur les trottoirs de la ville.

     

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     cliché Philippe Gicquel

     

    A l’Atelier, rue de Chateaubriand, pour la deuxième édition de GRAND FORMAT,  Eva Nielsen, Olivier Rucay, Marion Verboom, Christophe Viart, Emmanuelle Villard exposent leurs œuvres. Peintures, sculptures, photographies…Réalisations contemporaines. Qui séduisent le regardeur.  

    Eva Nielsen : des œuvres étranges, comme découvertes à la lisière d’un pays encore inconnu. Qui mélangent des techniques diverses, sérigraphie, peintures à l’huile et acrylique. Et semblent sur le point de contaminer le monde d’une inconfortable inquiétude.

     http://www.eva-nielsen.com/

    Marion Verboom : une construction utopique datant de 2007, format 200x280 cm ; graphite sur papier. Hallucination architecturale, rêve éveillé, œuvre métaphysique. Et un peu partout dans les différentes salles de l’atelier des objets en bois peint et plâtre. Sculptures qui prolongent ou inspirent la construction utopique sur papier.

     http://www.marionverboom.com/

    Olivier Rucay : des images découpées, douces, vastes puzzles apaisants : rives de Loire & pins. Digigraphies & pigments naturels. (http://www.digigraphie.com/layout/index.php)

    Christophe Viart : un très grand panneau rose de 12 mètres de long & ses grands cercles blancs. Pur comme un œuf. Evident comme le tictac qui horloge nos vies.

    Emmanuelle Villard : des œuvres extraordinairement esthétiques, féminines, baroques, réalisées avec colliers, perles clinquantes en toc, paillettes, bimbeloteries, et toutes sortes de petites choses luisantes qu’on achète dans les boutiques de loisir créatif.  Sont exposés de grands disques colorés, vifs, magnifiques, composés d’une fusion de perles, de strass, de gel acrylique sur toiles : VEniaisery n° 16 ; VEniaisery n° 14 ; Medley n° 12 ; Medley n° 7. Collages. Peinture abstraite. Ça capte le regard, ça se maquille comme une devanture, une plaque d’immatriculation, une travailleuse du sexe, un bonbon acidulé. C’est tellement beau que. C’est tellement kitsch que ça finit par ne plus l’être. Dans les œuvres d’Emmanuelle Villard, il y a  autre chose que ce qu’on voit.

    http://emmanuellevillard.com/

     

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      cliché Philippe Gicquel

     

    Lundi 23 octobre, à la Cité des Congrès à Nantes : Marcus Miller. L’homme nonchalant et souriant dont les doigts virtuoses tricotent paisiblement les notes sur le manche de la basse électrique. Effet slap. Le rythme vous prend en douce et ne vous lâche plus. Ça sonne grave et électrique.

    Tous les musiciens qui accompagnent Marcus Miller sont impeccables. Maurice Brown : trompette ; Alex Han : saxophone ; Kris Bowers : claviers ; Adam Abati : guitares ; Louis Cato : batterie.

    Jazz fusion.

    http://www.marcusmiller.com/

     

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      cliché Philippe Gicquel

     

    Le 21 novembre : Marc Ducret et son Tower-bridge à la salle Paul Fort à Nantes. Un concert de oufs, un truc qui décoiffe.  Ou la tentative de transposition musicale des techniques d’écriture utilisées par Nabokov.

    La sonorité est agressive, métallique, orgiaque, certains moments sont des clameurs où chaque musicien semble jouer pour lui-même, autour de lui-même, sans démolir la structure d’ensemble, sans quitter la machine humaine qui l’entoure. On pense parfois à la construction savante des musiques classiques mais là on sait ce que dionysiaque veut dire. Et ce qui devait arriver est arrivé. Toute la salle s’est envolée. Elle est là, à quelques mètres du sol, elle flotte dans les airs, incapable de redescendre. Puis Marc Ducret insuffle LA vie à sa guitare. Virtuose. Des anges tombent sur la scène. En amas. Shootés jusqu’au bout des ailes. Pédalant dans le pur nirvana.

    Marc Ducret est accompagné de musiciens de grande classe. Kasper Tranberg : trompette ; Dominique Pifarëly : violon ; Tim Berne : saxophone alto ;  Matthias Mahler : trombone ; Fidel Fourneyron : trombone ; Alexis Persigan : trombone ; Frédéric Gastard : saxophone basse ; Antonin Rayon : piano ; Sylvain Lemêtre : percussions ; Tom Rainey : batterie ; Peter Bruun : batterie ; Céline Grangey : sonorisation.

    http://www.marcducret.com/  

     

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     cliché Philippe Gicquel 

     

    Jeudi 29 novembre, Salle Vasse, 18, rue Colbert, 44 000 Nantes. A Ciel Ouvert : une pièce jouée, chantée et dansée qui évoque l’histoire, la culture et la situation actuelle des populations nomades, celle des gens du Voyage, celle des Roms migrants.

    Une œuvre théâtrale aux multiples facettes. Les comédiens sont inspirés, convaincus tant que par instant je me suis demandé si certains d’entre eux n’étaient pas justement des Roms. Erreur manifeste : voici que l’un d’entre eux change instantanément de rôle, passe en quelques secondes de l’autre côté de la barrière, il suffit d’un bonnet, d’une casquette, d’un accent, d’une façon de parler pour être un Rom ou celui qui nie le Rom.

    Peu à peu, les roulottes glissent dans la fosse aux préjugés.

    Quand les pendules sont dans l’erreur, il faut les remettre à l’heure.

    Le Théâtre d'Ici ou d'Ailleurs le fait.

    Le Théâtre d'Ici ou d'Ailleurs est une compagnie nantaise créée en 2005 par Claudine Merceron, Martine Ritz et Elodie Retière-Henry,
    Anne Guégan en est la chargée de diffusion, de communication
    06 34 37 43 75

    theatreiciouailleurs.com

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     cliché Philippe Gicquel

  • Devant la lumière

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