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  • Grands formats, novembre 2013

    4 novembre 2013. Au Théâtre Universitaire de Nantes , Woyzeck  de Georg Büchner (1813 – 1837).

    C’est la troisième et dernière pièce de Büchner. Il mourut du typhus, à 23 ans, sans avoir pu l’achever. Il s’agit d’une méditation sur la folie du monde, sur la violence, sur la déshumanisation et l’histoire s’appuie sur un fait divers réel : Johann Christian Woyzeck a bien existé ; c’était un ancien soldat, fabricant de perruques et coiffeur sans emploi qui fut accusé d’avoir poignardé son amante, la veuve du chirurgien Woost, le 21 juin 1821.

    Né en 1813, dans l’Etat du grand-duché de Hesse-Darmstadt, écrivain, dramaturge, médecin, scientifique, agitateur politique engagé contre les régimes despotiques, socialiste, Georg Büchner eut une vie mouvementée qui le conduisit jusqu’en Suisse après être passé par la prison et les tracasseries policières.

    La mise en scène de François Parmentier , associant théâtre, musique et vidéo, est d’une démarche résolument contemporaine, riche, qui met en valeur un texte de qualité.

    Une démarche que le public n’a pas, selon moi, applaudi à sa juste valeur.  

     

     

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    Cliché Philippe Gicquel

     

    A la galerie TrES, Kong Tae-Yun, artiste peintre et plasticien vivant et travaillant à Changwon, en Corée du sud, a exposé du 5 au 20 novembre. Ses œuvres sont abstraites, proches des mouvements calligraphiques orientaux. Sur la toile, son couteau trace, efface, gratte, sculpte. Derrière le geste du peintre, une réflexion sur la vie quotidienne, la nature humaine.  

     

     

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    Cliché Philippe Gicquel

     

    Au Pannonica, tout au long du mois, le jazz a repoussé les doigts de la pluie et de la froidure.

    Le 8, ce furent Fly  + Elias and the Pai Pai Jazz Band

    Fly est constitué des musiciens : Mark Turner : saxophone ténor ; Larry Grenadier : contrebasse ; Jeff Ballard  : batterie

    Elias and the Pai Pai Jazz Band ont donné un jazz mélodieux, entrainant, agréable. Avec une sorte de gag sonore concocté sur ordinateur : les morceaux sont ponctués d’interventions décalées où on entend notamment la voix de  Jean Gabin.

    Delaunay Elias : trombone ; Toups Bebey : saxophone ; Bouillon Gabriel : guitare ; Trzepizur Jakub : contrebasse ; Durand Frank : batterie.

    Le 13 : Shakespeare Songs, Marguet- De Chassy – Sheppard

    Un concert magnifique. Trois musiciens virtuoses. Un jazz dans la continuité de l’histoire du jazz. Chaque morceau est associé à un personnage de l’œuvre de Shakespeare dont on cherche à exprimer la personnalité par la musique.

    Andy Sheppard : saxophone ténor, soprano ; Guillaume De Chassy : piano ; Christophe  Marquet : batterie.

    Le 27 : Francis et ses peintres avec Louis Sclavis.

    Une musique très écrite, s’en allant parfois vers le free jazz ou le rock. Dionysiaque autant que structurée.

    Encore un très beau concert.

    Louis Sclavis : clarinettes ; François Ripoche : saxophone ténor ; Christophe Lavergne : batterie ; Gilles Coronado : guitare ; Frédéric Chiffoleau : contrebasse.

     

     

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    Cliché Philippe Gicquel

     

    Le 15 novembre, c’est à la salle Paul-Fort   que s’installe le jazz, David Murray    "infinity quartet" plus précisément. Un musicien qui va au-delà du jazz qui donne un concert dionysiaque où chaque musicien a son quart d’heure de gloire, je veux dire un solo, plusieurs fois au cours du spectacle.

    David Murray : saxophones ; Marc Gary : piano ; Nasheet Waits : batterie ; Jaribu Shahid : contrebasses.

     

     

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    Cliché Philippe Gicquel

     

    A la salle Vasse , la compagnie Science 89 aime le théâtre qui met de beaux textes en valeur. La preuve fut encore donnée le 20 novembre avec ce Rimbaud le fils de Pierre Michon.

    Une guitare, un piano, une vidéo et des comédiens, beaucoup de comédiens qui interprétèrent un texte riche, fort, hypnotique.

    Mise en scène : Michel Valmer  -  Assistanat : Norman Barreau-Gely, Nicolas Souville et Yannick Hachet  -  Musique : Philippe Eveno, Pierre Le Bot et Michel Valmer  -  Avec Françoise Thyrion, Denis Fau, Michel Valmer, Patrick Even et des élèves de la classe d'art dramatique du Conservatoire de Nantes et la participation des Catcheurs à moustaches.

     

     

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    Cliché Philippe Gicquel

     

    21 novembre. A nouveau le Théâtre Universitaire . MODELES.

    Ecriture collective. Mise en scène de Pauline Bureau.

    Ce spectacle extraordinaire joue sur plusieurs registres, passant de la pensée féministe, à l’humour, l’autodérision, le burlesque, le témoignage cru et sans concession. Il fait aussi intervenir plusieurs disciplines, la danse, l’interprétation musicale, le chant, le théâtre. Le public a applaudi debout ce morceau de choix. En ressortant du théâtre, on sent bien que quelque chose s’est infiltré dans les esprits. Que la réflexion sur la condition des femmes a dépassé le discours militant, s’est fait chair. On est entré dans celle de l’autre, dans sa dignité bafouée.

     

     

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    Cliché Philippe Gicquel

     

    26 novembre 2013, à la Cité des Congrès, l’ONPL  donna un concert remarquable.

    Bela Bartok, Musique pour cordes, percussions et célesta SZ 106.

    Une œuvre forte et innovante. Un titre qui annonce une musique qui ne répond à aucune classification esthétique. Une partition se composant de quatre formes correspondant à quatre mouvements : la fugue, la sonate, le palindrome et le rondo. Une sorte de jeu intellectuel où Bartok emploie la fameuse section d’or  utilisée par les architectes de l’Antiquité. Une organisation rythmique et harmonique très complexe. Même la disposition de l’orchestre est spécifiée dans la partition.

    Antonin Dvorak, Symphonie n° 8 en sol majeur opus 88, B.163.

    Une joyeuse symphonie romantique assez innovante tout de même.

    Chef d’orchestre : Alain Lombard.

     

     

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    Cliché Philippe Gicquel

     

    10 décembre 2013, à la Cité des Congrès, l’ONPL  donna une grande messe sous la direction de Sacha Goetzel.

    Franz Schubert, Symphonie n° 8 inachevée.

    Schubert n’a écrit que deux mouvements de cette symphonie. Il est possible que cet abandon soit dû à la perte de confiance en son talent qu’il ressentait à l’époque et aussi à ses difficultés d’assumer son statut de musicien. Ce ne fut pas la seule œuvre inachevée du compositeur. L’autre raison à ces abandons peut aussi provenir de la démesure de certains de ses projets, d’un style nouveau, qu’il n’arrive finalement pas à mettre en œuvre.

    Wolfgang Amadeus Mozart, Grande messe en ut KV 427

    Avec Deborah York , soprano ; Ulrike Mayer, soprano ; Paul Schweinester, ténor ; Hugo Oliveira, basse ; le Chœur de l’Orchestre National des Pays de la Loire (chef de chœur : Valérie Fayet).

    Quand il composa cette messe, Mozart venait d’épouser Constance gravement malade. L’état de sa femme le pousse à écrire cette œuvre liturgique. Cependant, Constance s’étant rétabli, la messe reste inachevée. 

    Elle n’en est pas moins un chef-d’œuvre, un monument. Outre la force du Chœur, les duos des sopranos furent des moments forts et intenses.

     

     

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    Cliché Philippe Gicquel

     

    Constellation coréenne à  la galerie TrES du 10 au 30 décembre.

    Cette exposition a lieu dans le cadre d’un échange entre les villes de Suwon, près de Séoul, et de Nantes.  7 peintres nantais sont invités au musée municipal de Suwon et 33 peintres de la ville coréenne sont invités à la Galerie TrES à Nantes.

    Les œuvres sont d’inspirations variées, parfois traditionnelles, parfois plus contemporaines.