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  • Derrière la pluie, février 2014

    A la galerie TrES, après l’interruption du mois de janvier, les expositions ont repris à un rythme rapide.

    En février, ce fut le céramiste coréen Jung Sun-Young qui occupa la galerie avec ses œuvres racées et élégantes. De grands et magnifiques plats, des bols appelés macsabals. Des céramiques aux couleurs superbes : rouge, marron foncé, vert aubergine, blanc crémeux.

    Un savoir-faire coréen vieux de plus de vingt siècles.

    Ensuite, du 4 au 20 mars 2014, l’exposition  Opus/papier présente les œuvres de trois peintres. 

    Celles de Jane Planson  ne laissent pas indifférents. Au premier étage de la galerie, ses portraits exigent notre regard. Des êtres humains fragiles. Perdus quelque part derrière l’horizon. Dans la torpeur de la solitude.

    Au même étage, les œuvres du peintre nantais Gwenhaël vont à l’essentiel. Cet artiste construit sur ses toiles des espaces de liberté donnant libre cours au mouvement, aux lignes, aux courbes, au rythme.

    De son côté, Claude Lefebvre peint et dessine sur toile et sur papier des nus, des portraits, des paysages. Ce sont des œuvres élaborées lentement, surgies enfin au bout d’une longue méditation, d’une longue observation. L’élégance y habite la lumière, les pierres, les feuilles, les femmes-fleurs. L’œil est roi.

     

     

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    Cliché Philippe Gicquel

     

    Au TU de Nantes, le 14 février 2014, IN VIVO, précédé de  Infime écho, juste sous ta peau. Danse contemporaine.

    Cet infime écho, en première partie, ne m’a pas empoigné immédiatement. L’impression de danseurs qui vont et viennent, chacun pour soi, chacun dans son groupe, d’une manière séparée, sans objectif collectif apparent. Mais cela n’a pas duré. La chorégraphie a pris corps, est devenu évidente. Fraiche et douloureuse à la fois.

    C’est un projet de Nicolas Irurzun, Compagnie universitaire Passage(s)

    Quant à In Vivo, c’est du hip hop avec un plus venu de la danse contemporaine. L’agilité des danseurs est formidable, la chorégraphie passionnante. On sent l’envie d’aller plus loin, de créer du neuf, d’aller vers un nouveau souffle.

    Proposé par la Compagnie S’POART

     

     

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    Cliché Philippe Gicquel

     

    Le 15 février, au théâtre La Ruche, à Nantes : ENTRE NOS MAINS. Un duo féminin. Delphine Coutant (auteure, compositrice et interprète), Ana Igluka (auteure et interprète). Des récits chantés et des témoignages sonores sur la question des femmes au travail.

    La création du spectacle a été partagée avec les habitants du quartier Nantes Erdre-Port Boyer. Ecrire, composer, interpréter, recueillir, enregistrer, dire, chanter collectivement.
    Produit par le Thermogène,  ce projet rassemble Cécile Liège  (documentariste sonore Le Sonographe), Erwan Foucault (arrangements et sonorisation), Val K (photographies).
    Plus d'info ici

     

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    Cliché Philippe Gicquel

     

    A la Cité des Congrès de Nantes, le 18 février : l’ONPL et le romantisme slave.

    Une soirée au programme varié.

    Thierry Pecou  : Je marche dans le ciel, j’accompagne un oiseau.

    Cette musique d’un compositeur contemporain - Thierry Pecou est né en 1965 - se tient à la croisée du poème, de la sensation, de la légèreté. S’il fallait lui trouver une filiation, ce serait La mer de Debussy.

    Piotr Ilyitch Tchaïkovski : Concerto pour violon, avec Ji Yoon Park au violon.

    Cette œuvre est une petite merveille. Tout comme Ji Yoon Park est une petite merveille musicienne qui reviendra jouer en solo avec une grande virtuosité – par instant, on croyait entendre deux violons.  Pour interpréter le concerto de Tchaïkovski, il faut tout le talent du violoniste qui doit mettre en œuvre toute la technique de l’instrument : grands intervalles, arpèges en tous sens, harmoniques, glissandos de sixte…

    Une œuvre éclatante.

    Jean Sibelius : symphonie n° 2.

    D’un autre type. Classique, épique, riche, ample, lyrique, héroïque, triomphante.

    Direction : Yoel Levi.

     

     

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    Cliché Philippe Gicquel

     

    Au Pannonica, deux concerts.

    Le 21 février : Ping Machine.

    Il y a un peu de Frank Zappa dans certains « chœurs » de saxophones et autres instruments, un peu aussi dans la posture du guitariste chef d’orchestre et ses façons de diriger ses musiciens. Comme dans un orchestre de musique classique mais avec des gestes autres. A la manière de Zappa justement.

    Du jazz, de la grande musique, de la musique savante.

    Frédéric Maurin : guitare, composition & direction / Bastien Ballaz  : trombone Didier Havet : trombone basse & tuba / Rafael Koerner : batterie & percussions Jean-Michel Couchet : saxophones alto & soprano / Fabien Debellefontaine : saxophone alto, clarinettes & flûtes / Florent Dupuit : saxophone ténor, flûte, flûte alto & piccolo Julien Soro : saxophone ténor & clarinette / Guillaume Christophel: saxophone baryton & clarinette basse / Fabien Norbert   : trompette, trompette piccolo & bugle / Andrew Croker  : trompette / Paul Lay : piano, fender rhodes & minimoog / Quentin Ghomari : Trompette & bugle / Raphael Schwab  : contrebasse

    Le 26 février, the new songs

    Très contemporain, avec une utilisation des instruments très décalés : guitares jouées avec un archet ou d’une manière frénétique, piano sur les cordes duquel on frotte, pince, cogne. Etc.

    Sofia Jernber : voix / Eve Risser : piano, préparations / Kim Myhr  : guitare, baroque guitar, zither, glockenspiel / David Stackenäs  : guitare, préparations, e-bow

     

     

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    Cliché Philippe Gicquel

     

    Au Cabanier, à Nantes, le vendredi 28  février : Daou Deod / Deux Langues, un conte musical et un film photographique. La soirée marque la sortie du livre illustré éponyme aux éditions Gros Textes
    En préambule, Ana Igluka, l’auteure, nous révèle qu’elle a écrit ce voyage psychédélique et politique au jour d'avant la Révolution en suivant les traces des poétiques du Tout Monde d’Édouard Glissant.

    Ce Daou Deod est un manifeste onirique sur la Relation de l'humain au Paysage (c'est-à-dire la Nature, les Animaux, mais aussi le Travail...) et à l'Autre (nommés dans Daou Deod "les hommes en costard", ou "les Poètes unifiés"...)
    C’est aussi une sorte de journal intime.

    Le texte en français, avec les titres en breton, évoque l’attachement à la terre, à la langue maternelle et à nos racines. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il décrit un contexte social hostile, où un esclavagisme déclaré pousse l'être à sa révolution intérieure.

    C’est aussi un duo femme et chienne. Et on sait l’attachement de l’auteure aux chiens.

    Les photos de  Val K, intenses, Sépia, suivent le texte au plus près. L’apparition sur l’écran de chacune d’entre elles est commandée manuellement et on pourrait voir dans cette pratique comme l’accompagnement d’un chanteur par un musicien.

    Le livre lui-même est un bel objet. On peut y admirer le coup de crayon d’Ana Igluka qui sait tout faire.