05.05.2009

ÉCRITS DEBRAILLÉS # 6

« Le happy-enD

N'existe pas dans le réel du cinémondE »

 

Michel Valmer écrit de petits textes courts, fulgurants. Il connait trop bien le poids des mots pour abuser du vocabulaire. Et ce petit livre, A quoi je pense tandis qu'elle dort étendue près de moi, paru en 2009 aux éditions du Petit Véhicule - www.myspace.com/editionsdupetitvehicule - , n'est pas un porte-avions, un monument de béton, une disproportion, une lourde fortification. Au contraire, ça ne pèse pas beaucoup dans la main. 18 pages, format 10,50 x 15, 2 €. Et en achetant cet objet, vous faites dans le modèle réduit, l'encyclopédie pour étudiant Hobbit, l'infiniment petit objet culturel. Faites gaffe d'ailleurs si vos faites vos courses le même jour à ne pas oublier cette acquisition dans le chariot à roulettes de l'hypermarché. Mais, attention cependant, c'est petit certes mais ça décoiffe.

« Que puis-je espérer d'elle Inutile coq nu sur la couche »

 

Michel Valmer vit aujourd'hui et ici-même. La langue qu'il emploie est celle qu'on utilise chaque jour quand on va à la banque, au cinoche ou à la Maison de la Poésie du coin. Ici, point de roucoulades lyriques, point d'états d'âme pathétiques. La phrase est élégante, précise, efficace. Le rythme est nerveux. On lit ces poèmes de la même manière qu'on lirait des aphorismes, des haïkus, des instantanés.

 

La contrainte n'est pas absente de l'œuvre qui se structure autour de son titre : A quoi je pense tandis qu'elle dort étendue près de moi. Chaque lettre de ce dernier se trouve en effet en initiale en tête de vers comme un acrostiche (pages paires) ou en fin (pages impaires).

Il y a donc 44 vers.

 

 

Avec Françoise Thirion, Michel Valmer a fondé en 1989 la compagnie théâtrale Science 89 - http://science89.free.fr - « qui a inscrit dans son programme de spectaculariser la science». En 2003, Michel Valmer a d'ailleurs soutenu une thèse sur le théâtre de science (Université de Dijon). Le lecteur curieux, intéressé par l'expérience, pourra collecter tout renseignement sur cette compagnie en allant explorer le site précité.

Par ailleurs, depuis 2005, la Ville de Nantes  a confié à la compagnie la direction artistique de la Salle Vasse. Cette mission s'organise autour du théâtre amateur, théâtre éducation, théâtre professionnel des compagnies émergentes. Dans les lieux, sont aussi organisés des débats, des soirées « découvertes »...

Dans le texte de présentation sur le site, on peut lire les mots : transversalité, décloisonnement, éclectisme, émotion et réflexibilité,  tolérance et partage. Ils résument une certaine démarche.

 

 

Michel Valmer est aussi essayiste : Le Théâtre de sciences (CNRS Editions, Paris, 2006) ; De la souffrance au théâtre, T.I et T.II et Actualité du théâtre de Sartre/ Entretien avec André Guigot (Ed. du Petit Véhicule, Nantes, 2007).

Il a écrit des contes : La terrible histoire du mal-aimé roi Zarbouig (Ed. du Petit Véhicule, 2009).

Et d'autres poèmes : Quinze po(m)èmes d'amour (Ed. du Petit Véhicule, 2007).

C'est aussi un chansonnier, un comédien, un musicien, un personnage joyeux et pétillant.

Quelqu'un qui ne doit pas s'ennuyer dans la vie.

Champagne !

 

23.04.2009

ÉCRITS DEBRAILLÉS # 5

Né à WASMES dans le Borinage, Louis Savary est à la fois auteur de poésie, nouvelles, théâtre, courts métrages radio, chansons françaises et wallonnes, scénariste de bandes dessinées et de cinéma, comédien, etc.
Publié en 2008, VOICI VENU LE TEMPS DES LARMES, l’un de ses derniers livres, contient un peu moins d’une centaine de poèmes comme celui-ci : 

on peut rire
de n’importe qui
de préférence
avec quelqu’un d’autre


Vous l’avez compris, les larmes du titre sont de rire. Même si l’on entend, un peu par derrière, quelque chose qui grince, une sorte de reniflement irrité sous le nez rouge.

Louis Savary, c’est du bref, c’est de l’aphorisme et ça fait mouche à chaque fois. Louis Savary, c’est de l’efficace, du tir à bout portant, en plein milieu de la cible. Quelques mots et la réalité se retrouve à poil, sous la lune. Dans les recoins du monde, en conciliabules discrets, les chauves souris, petites frénésies véloces et noires, ricanent. Un nuage passe dans le ciel gris, un chien hurle, une vache meugle. Dans les haies, les vers luisants exhibent un peu de lucidité. La nuit sera belle et rousse.

VOICI VENU LE TEMPS DES LARMES est publié à la suite d’une longue série de livres de mêmes apparence et esprit : SENS EQUIVOQUES ; LE B.A.-BA DE LA BETISE ; L’AMOUR A NU ; MISANTHROPE ; MOT DE PASSE ; LA MORT-PASSION ; LE THEATRE C’EST…
Ceux que je possède ont tous été publié aux EDITIONS ARCAM, 40 rue de Bretagne, 75003 Paris.

Un livre de Louis Savary est toujours un agréable compagnon.

 

19.03.2009

ÉCRITS DEBRAILLÉS # 4

Jean-Michel Bongiraud vient de faire paraître, chez Edinter, L’herbe passagère , un livre truffé de fulgurances magnifiques et d’images superbes qui envoient l’imaginaire du lecteur vers d’inattendus paysages mentaux et musiquent l’âpreté de ce monde-ci.
 
« Cependant le cerceau est tombé à leurs pieds
et le monde a retiré sa coiffe
les hommes hument l’arc-en-ciel et le fioul »
S’il y a comme une révolte qui grince au-dedans de cet ouvrage, au-dedans de l’écriture, ces textes ne sont pas l’inventaire nu des oppressions, des malheurs qui font gémir hommes et bêtes sur cette planète.
Certains passages sont même d’efficaces embarcadères poétiques.
Ainsi :
« une herbe anarchiste est en latence dans ma paume
(…)
je suis l’insecte au cœur de votre toile
(…)
quand je prends mon repas à côté des loups ».

Les plus attentifs remarqueront que les trois parties qui composent L’herbe passagère respectent chacune une contrainte formelle : le même mot amorce tous les textes, cependant pour  ceux  de la première partie, et pour la seconde et enfin, pour la  troisième, alors. Par ailleurs, les poèmes de cette dernière partie sont plus courts, plus allégés, les vers étant plus brefs, ce qui crée une rupture de rythme, une cassure. Après les deux premiers mouvements où l’auteur fait le constat de la noirceur du monde, entend le vacarme des lèvres, sent par son ventre l’odeur des famines, vient un temps d’espoir, un souvenir de matins neufs au creux de la joie de vivre. 
« alors les nuits porteront les abeilles
le miel coulera le long des doigts
de l’enfance des paniers d’orties survivront
j’aurai sur ma table des crayons et des billes »

*

Jean-Michel Bongiraud est aussi le directeur de publication de Pages insulaires ( 3 Impasse du Poirier, 39700 Rocherfort-sur-Nenon), une revue de 24 pages en format A4 – abonnement : 18 euros pour 6 numéros.
Remarques libertaires, résistance culturelle, notes de lectures, présentations de revues : ces pages insulaires m’agréent par leur haute conception de l’homme et de son destin. Notre séjour sur Terre ne peut avoir pour seule ambition la cueillette des baies dans la forêt, le saccage de la nature pour en tirer quelques objets manufacturés genre brosses à dents électriques, véhicules climatisés & toutes ces sortes de choses optionnelles. S’il faut survivre, si quelquefois on s’empiffre, il y a aussi la musique du vent entre les branches, les gémissements d’âme et cette bizarre impression qu’on ressent devant la beauté. Qui va plus loin que la barre de nougat et la centrale nucléaire.
Si la poésie se tient en filigrane sur chaque page de cette revue, on y lit surtout des articles de réflexion. Sur des sujets très divers. Des sujets importants. Enfin, importants pour une partie de l’Humanité. Celle que j’habite.

Quelques pages sont aussi consacrées à Jean-Michel Bongiraud dans le numéro 140 de la revues DÉCHARGE (Jacques Morin, 20, rue du Pâtis, 89130 Toucy  - decharge-revue@wanadoo.fr http://www.dechargelarevue.com ). Des extraits de L’herbe passagère. Un article de Christian Degoutte. Et de Jean-Michel Bongiraud lui-même, un autre article et une note de lecture du livre de Patrice Maltaverne : Merci pour la musique. 

 

04.03.2009

ÉCRITS DEBRAILLÉS # 3

En marge de l’océan, pétri de silence, écrit à l’ombre,
MOUVANCE DU JOUR est un petit livre où alternent des photographies de Uwe Kähne, architecte, né à Wuppertal en Allemagne et des poèmes de  Sylvie Le Scouarnec, qui « partage son temps entre son île et Strasbourg ».
Les photos happent de simples moments de sable, de mer, des coquillages ensablés à marée basse.
Les poèmes sont très brefs, fulgurants un peu comme des jets de clarté.


tu sécantes les rêves qui tombent
en lambeaux comme les saisons se taisent


MOUVANCE DU JOUR
est un peu de silence enchâssé dans de la lumière.
MOUVANCE DU JOUR a été publié par les éditions de l’Atlantique (B.P.41 ; 17102 Saintes cedex –
bowenchina12@yahoo.fr). Le dépôt légal date de décembre 2008.

20.11.2008

resistenz

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17.11.2008

ECRITS DEBRAILLES # 2

Blocs de pierres, poussières de béton, nuages de décombres sous un horizon sinistre. La ville s’éveille plus lentement qu’à l’accoutumée, avec prudence comme après une nuit de tortures. Le vent aura balayé toute menace. (1945 – 6’13).
C’est par ses mots que commence le premier album du duo resistenz : Bal Folk Moderne. Une voix plane à la surface de la mer, sépare les ténèbres de la lumière. Et soudain les fulgurances des guitares électriques montent vers le ciel.  Quelque part un chien meurt, ailleurs un ange crève. Et la musique s’installe, évidente, légère… Comme au premier matin du monde.
Resistenz  -
www.myspace.com/resistenz -  est un duo qui se compose d’Ana Igluka, auteur des textes et chanteuse  - www.myspace.com/anaigluka - & d’Erwan Foucault, guitariste et compositeur  - www.myspace.com/elmatougrosso -
Il y a aussi les chiens mais ils n’ont pas encore ouvert de
www.myspace.com. On attend leur bon vouloir, on attend qu’ils aient la compétence, ils auront des tonnes d’amis, on n’en doute pas.
Mais revenons à Bal Folk Moderne. C’est un objet. Un bel objet. C’est un CD de 13 chansons auquel ont participé une dizaine de musiciens. On les citera car un artiste a besoin d’hommages, a besoin qu’on sache qu’il existe et qu’il fait bien son travail : Cécile Gravot, Bichon, Cédric Lucas, Luc Rambo, David Rambaud, Henri Landré, Arnaud Glaumé.
Bal Folk Moderne est aussi un DVD de galeries de photos signées Isabelle Montané, Valérie Pinard, Guy Yoyotte-Husson, Tanguy Jossic, Ludovic Failler et de démos/clips. Les vidéastes sont Marie Du Bignon, Carole Thibaud -
www.carolethibaud.com - & Charlie Mars - www.charlie-mars.com. Photographes & vidéastes ont tricoté la lumière et
amassé des images. Il y a encore les chiens mais, là, ils se préoccupent peu d’argentique
et de numérique. Ils s’initieront plus tard.

*

Bal Folk Moderne est un objet artistique multiforme -
Bal Folk Moderne est un chef-d’œuvre - 
Bal Folk Moderne est une composition poétique et musicale qui devient de plus en plus intéressante au fur et à mesure qu’on l’écoute. C’est un signe. Un très bon signe. C’est pour cela qu’on peut penser à un chef d’œuvre. Cet objet ne vous emprisonne pas dans une vision du monde, il est une sculpture musicale qui vous ouvre des portes vers l’univers que vous avez déjà au-dedans de vous-même.
Mais ça demande d’être un peu attentif et être attentif, surtout au travail des autres, ça devient un exercice difficile de nos jours. Un truc dur à faire. 
Bal Folk Moderne  est un labyrinthe et Ana Igluka est la poétesse et l’illustratrice qui se tient au cœur de ce labyrinthe. Il y a toujours quelqu’un quelque part qui peut vous aider à tenir debout. Rien qu’avec sa voix, rien qu’avec ses mots. Autrement, la vie peut être assez pesante même avec de l’argent plein les poches. Les rues vides du dimanche soir. Les chiens qui hurlent quelque part. Les anges déplumés. Heureusement, il y a des poètes surréalistes tapis au fond des voix et Ana Igluka vous attend au fond du champ magnétique.  
Nous sommes des barbares. Nos contemporains ne nous entendent pas et nous ne nous comprenons pas nous-mêmes. Nous rendons nos pensées légères, pour les élever au dessus des grandes tours grises… (Barbares – 4’18)
Les chansons s’égrènent. La voix est resté accrochée entre ciel et terre. La musique installe un écrin de velours aux mots qui tournoient dans des tumultes aériens. Erwan Foucault a écrit cette musique, a enregistré, a mixé. Il est le démiurge, il est celui qui a construit cet univers de sons, celui qui a séparé le sec et l’humide, accroché des luminaires au ciel. La guitare électrique d’El Matou  Grosso sculpte des chevelures célestes, lance vers le cosmos des tendresses de chiens, tressent ensemble les sons, les images & les mots, tressent les ambiances, tressent l’harmonie, tressent les intentions, tressent les détresses. Et resistenz salue André Breton & Noir Désir & Meredith Monk & Mike Patton & Michel Gondry.
Avez-vous remarqué que les poètes et les chiens sont toujours assis quand ils écoutent les guitares ?  

 

La femme bleue a dû faire ses bagages : il n’y avait plus d’issue aux scandaleux combats, la titanesque vermine borgne mange ses frères et l’histoire, bien que enfouie six cent soixante six pieds sous terre, se répète… (La femme bleue – 4’59)
En appuyant sur la touche PLAY  vous être entrés dans un labyrinthe. Mais ce labyrinthe  est ouvert sur le monde, ce labyrinthe n’est pas une prison. Il y a quelques années déjà, Ana Igluka & Erwan Foucault y ont amorcé une odyssée  crépusculaire et kafkaïenne. Très vite, une lumière palpitante a surgi du creux des ténèbres et les pattes douces des chiens se sont mises à gratter derrière la porte.
Les chiens ont toujours été là. Ils ne tiennent pas la batterie, ne font pas les chœurs, ne se sont pas perdus dans les rues blêmes de l’hiver, ont juste besoin de leur dose quotidienne de bitume, sautent sur le mur. Ils ont juste un truc dur à faire qui est d’être les témoins des êtres humains qui passent, des êtres humains qui marchent debout, des êtres humains qui ont besoin des chiens –
L’ombre de saint Basile sur les passants éblouis par le clinquant des coupoles qui ne le voyaient pas passer…
Les larmes jaunes des parmélies, les anges portant un miroir sans glace : c’est une blague sinistrée… (Saint-Basile – 3’35)
Resistenz est donc un duo qui tutoie les voûtes célestes, qui se produit aussi sous forme de « performances » -  Daou Deod, Noir & Blanc et Football –
Et performance = un seul texte + une seule musique + des vidéos, c’est un truc joué en semi  improvisation
Et resistenz prépare aussi son premier Ciné concert.
 

*

 Ma grand-mère, sorcière de Basse Bretagne, jouissant d’une honnête réputation de mère maquerelle jeteuse de sorts, gérait son capital sous le matelas, tel quel. A l’époque dont nous parlons, le capital ne se comptait pas en action ou en intérêts, mais en tête : 10 têtes de vaches, 30 têtes de brebis, 35 poules, 1 coq, 250 lapins, etc… (Super8 – 7’29)
Je vous l’ai déjà dit : vous êtes entrés dans le labyrinthe. Resistenz est produit par le thermogène -
www.lethermogene.net –. Donc ça se complique, Joseph K cherche toujours l’entrée du Château, les moineaux vieillards de l’avenue ont commencé à radoter.
Et le thermogène est une sorte de collectif qui s’est construit autour des textes et de la voix d’Ana Igluka. Et le thermogène essaie le mariage entre la poésie & la musique, expérimente la noce entre le poète qui a déjà écrit & le musicien qui improvise. Il y a ici de multiples formes, de multiples apparences, il y a un duo, une chorale, une poétesse qui fabrique de minces-livres-qu’on-édite-soi-même, qui dessinent des créatures bizarres, qui parlent devant des images vidéos. Dehors, le monde ne s’est pas arrêté. Il continue à tuer la grâce des cathédrales, à tuer la tendresse des hippopotames, à tuer les prières païennes. Dehors, les hommes du XXI ème siècle voyagent assis, schizoïdes, ont de noirs désirs. Le monde, lui aussi, est un labyrinthe.
L’album Bal Folk Moderne est en vente sur
www.lethermogene.net
ça s’est arrêté là
perdue dans l’oubli
la police de l’air m’a secouée
le rapace m’a choisie
emportée dans ses serres
(Resistenz – 5’30)

 

28.10.2008

ECRITS DEBRAILLES # 1

A la verticale du soleil, sur le sable d’une plage grise, un bidon rouillé vous accueille –

& Billie Holiday chante, yeux noyés dans la dope ou dans la plus simple détresse, cette vie de chien qu’elle a eue, cette souffrance en passagère clandestine –

& Desproges,  torse nu, en short, ricane dans la lumière crue d’un été terrestre de n’importe quand -  

& le squelette élégant, en chapeau haut de forme, fait du vélo et vous fait un signe -

& Charlot se taille la route pour toujours, avec sa copine, et fuit vers l’horizon qui a toujours été ici même & maintenant -

 

etc-iste.blogspot.com est un lieu épatant sur la Toile D’Araignée Mondiale.

etc-iste.blogspot.com est une mécanique céleste.

etc-iste.blogspot.com est un bruit dans le capharnaüm du temps.

etc-iste.blogspot.com est comme la nuit qui pique les yeux.

etc-iste.blogspot.com est un endroit où les chiens errants n’ont pas besoin de capuches,

où les âmes ont des cuillères,

où on ne retrouvera jamais Tom et Jerry  perdus dans la forêt maudite.

 

Ecoute la pluie nocturne,

Ecoute quand Thomas Vinau vise le ciel et tire.

Il y a ici un peu de nos vies en loques, de nos rues arides, de nos coffres forts déserts,

avec juste  tout autour des mots, textes, poèmes, miettes, poussières, brindilles, vétilles et autres broutilles.

Et ils ont le goût de ceux de Thomas Vinau & de son etc-iste.blogspot.com.